mercredi 25 mars 2009

Restaurer la confiance

Tout le monde se souvient de l'affaire qui a fait grand bruit en 2007 concernant le rappel de 18 millions de jouets Mattel aux Etats Unis. Un problème de plomb dans les peintures et de pièces défectueuses. Evidemment, la Chine qui exportent 80% des jouets américains a été pointée du doigt. Beaucoup de fabricants ont dû fermer leurs usines, certains patrons criblés de dettes se sont même suicidés.
Combien se rappellent que les pièces défectueuses (les aimants s'enlevaient et entraînaient un risque d'ingestion) étaient dues à un défaut de conception des donneurs d'ordres soit à cause de cause à Mattel lui même qui s'est finalement excusé auprès du gouvernement chinois ?

Les conséquences de ces petits scandales ont fait réagir les autorités chinoises.
Moi même, qui ait travaillé sur la conception de nombreux jouets, je n'en reviens pas. A présent, tous les jouets destinés à l'export doivent être contrôlés par une autorité gouvernementale chargée du contrôle qualité et des normes.
Ainsi pour mes jeux de sociétés pourtant certifiés conformes EN71 avec mention pour plus de 7 ans bien visible sur la boite, on m'a obligée à coller l'étiquette "risque d'injection 0-3 ans" à l'extérieur de la boite.

Quant à ma peluche lapin, pourtant certifiée conforme en France, elles n'ont pas pu sortir de Chine qu'après un double contrôle d'un laboratoire de test chinois.

Oui, les chinois ont mis les bouchés doubles sur les normes. Demain ils seront peut être aussi voire plus sévères que les européens...

mercredi 28 janvier 2009

C'est trop cher

J'ai reçu ce matin une demande de devis pour 1000 clés usb. En "bonne professionnelle" que je suis, je réponds à mon prospect en lui demandant des informations complémentaires : quelle capacité de mémoire ? quelle type de personnalisation ? quel délais ?

Pour qu'il ait une idée budgétaire, je donne une idée de prix : une clé usb, ca peut commencer à environ 2.50 €HT et plus.

Devinez la réponse que je viens de recevoir en retour ? Non, on ne répond pas à mes questions, on me dit que je suis trop chère !!!

Alors je rappelle la raison d'être même d'Asiesourcing.com : c'est de vous permettre de contacter directement les fabricants. On ne peut pas faire plus direct que direct, non ??
Attention néanmoins car tout est plus compliqué si vous voulez prendre en main votre importation seul : prises de risques accrus, frais bancaires internationaux, frais de transports moins favorables si vous n'avez de compte DHL, assurance transport, déclaration douanière, paiement comptant à faire au fabricant... je continue ???

mardi 27 janvier 2009

Chômage technique à la chinoise

De mémoire de "sourceur", c'est la première que je vois les usines chinoises fermées autant de jours durant le nouvel an chinois. D'habitude, c'est très concentré sur une semaine voire dix jours. Cette année, ça peut aller du 12 janvier au 9 février 2009... ce qui fait un peu plus de 4 semaines.

Eh oui, il n'y a pas que dans les usines Peugeot qu'on fait prendre des vacances forcées. On croyait la Chine à l'écart des grandes turbulences... eh bien, pas du tout ! Habituée à une croissance économique à deux chiffres, elle supporte mal le ralentissement en cours. C'est vrai que ça se produit après une série de facteurs qui jouent en sa défaveur : appréciation du yuan de 20% depuis 2005, augmentation du prix des matières premières, nouvelle loi sur le travail obligeant plus de charges sociales, diminution des aides par la diminution des remboursements d'une taxe à l'export.

Alors les usines ferment : 67.000 depuis le début de l'année dans la région du Guangdong… mais 100.000 nouvelles sont créées dans le même temps, souvent d'ailleurs sont d'anciennes sociétés qui ont ré-ouvert en changeant de nom et en réembauchant à plus bas salaire…

mercredi 22 octobre 2008

La crise des subprimes vue du côté chinois

Deux fois par an, je prends ma valise et je pars en Chine et Hong Kong visiter les usines et surtout les divers salons produits. D'habitude, c'est l'affluence à l'entrée et on n'y parle que de business.
Cette fois ci pourtant, la crise déclenchée aux Etats Unis touche toute la planète et la Chine n'echappe pas au marasme. Le Cantonfair au premier jour a réuni 20 000 fabricants pour 5 000 visiteurs : voir des allées vides sur ce salon, c'était inimaginable deux mois auparavant.

Avec la crise, l'inquiétude est palpable.
La concurrence acharnée des fabricants chinois entre eux et les exigences des acheteurs étrangers ont poussé les prix de plus en plus vers le bas. Jusqu'à ce jour, les usines chinoises trouvaient satisfaction grâce au volume des commandes. Le hic, c'est que les américains sont sans doute les premiers acheteurs de cadeaux de Noel au monde. Avec moins de commandes, c'est moins de revenues mais toujours autant de salaires d'ouvriers à payer. Du jour au lendemain, plusieurs grandes usines chinoises ont dû déposer le bilan : une vraie catastrophe sociales. (Smart Union Group, 7000 ouvriers au chômage avec déjà 6 semaines de salaires restés impayés ; Chuangyi Toys Co. Ltd, 800 salariés virés)

Pourtant, on ressent déjà l'optimisme qui revient, on reste philosophe. La Chine a connu pire, la Chine s'en sortira de toute évidence. Le gouvernement américain ne vient il pas quémander de l'aide à la Chine, devenue banquière du monde ? Et surtout, La Chine, c'est 1,3 milliards d'habitants. En période de crise, le pays peut encore compter sur son marché intérieur. Comble de l'ironie dans le contexte actuel, c'est le monde libéral et capitatliste le plus effréné qui se converti au communisme.

mardi 23 septembre 2008

Les apprentis importateurs

Avec l'internet et le développement de sites comme alibaba.com ou madeinchina.com, une idée devient fort répandue qu'importer de Chine soit un jeu d'enfant. Après tout, n'importe qui en France peut acheter n'importe quoi en Chine : l'internet ne connait pas les distances.

C'est sans doute vrai pour un particulier qui passerait ses nuits entières à trouver le bon fabricant de MP4 au meilleur prix après avoir interrogé 20 contacts proposant les même produits. J'espère pour lui qu'il a bien dormi et qu'il soit fière de "sa bonne affaire". Combien de clients sont venus vers moi prétendant avoir déjà importer par eux même et connaître toutes les ficelles du commerce international. Je m'étrangle parfois au téléphone en entendant un client sûr de lui m'affirmer que puisque le prix qu'il a obtenu du fabricant est FOB, "c'est donc un prix livré en France détaxé". Et puis la licence Sisvel, les normes ROHS, les taxes douanières en fontion de la présence ou pas de la fonction radio, les normes CE... ces paramètres ont-ils été pris en compte pour le calcul du prix ?

Ne croyez pas qu'on fait un travail facile et que l'importateur se contente d'endosser sa marge au passage. Ne croyez pas qu'on joue les Cassandre quand on vous alerte sur les normes et les certificats de conformités. Plus vous souhaiterez commercer avec l'étranger, plus vous comprendrez (je l'espère pas trop tard) qu'en matière d'importation, il ne faut pas laisser la place au hasard. Mieux vaut prévenir que guérir : oui, il n'est pas rare d'acheter des produits défectueux, oui, le contrôle des marchandises par les services doauniers peut aussi vous concerner...

lundi 3 mars 2008

Les nouveaux défis du sourcing

1) Pourquoi optimiser ses coûts avec le sourcing ?


Pour les enseignes, faire des économies passe aujourd’hui par la réduction des coûts d'achat. Dans ce contexte, la tentation est forte de s’approvisionner à l’étranger.


Le sourcing deviendrait-il une solution miracle ?


Pour faire face à la concurrence, les distributeurs subissent une pression très forte, en aval, sur leurs activités orientées vers le consommateur. L’optimisation de leurs performances en la matière atteint donc ses limites. Résultat : il n'y a plus autant de leviers pour augmenter ses prix de vente et faire un mix-marketing de marge.

L’enseigne doit alors vraiment se battre sur un rapport qualité/prix qui soit évident pour le client. L’optimisation des coûts ne peut donc plus venir qu’en amont, et en premier lieu du sourcing.


Quels coûts faut-il prévoir avant de s’approvisionner à l’étranger ?


À l’international, il faut non seulement analyser les facteurs de coûts (production, acheminement des matières premières, contrôle qualité, frais de logistique, d’import, etc.), mais aussi les facteurs de "non coûts".

Par exemple : le savoir-faire du pays, ses infrastructures logistiques, sa disponibilité en matières premières, ses risques politiques et éthiques, ainsi que sa capacité à respecter les chartes qualité... et bien sûr les délais de production !


Quels sont les facteurs de réussite ?


Un sourcing réussi, c’est évidemment la maîtrise de la baisse des coûts par rapport à la qualité, mais aussi l’amélioration du taux de service, de la flexibilité et de la réactivité dans sa gestion des flux.


Comment optimiser son sourcing ?


Le sourcing doit prendre en compte les contraintes et la notion de durée de vie des produits dans les magasins. Dans le prêt-à-porter par exemple, s’il est envisageable pour le cœur des collections de fabriquer en Asie, il est préférable d’acheter de l’actualisation de produit et du réassort dans les pays en zone proche (Afrique du Nord, Turquie, Italie ou pays de l’Est). Sinon, le risque est de manquer de réactivité... et de passer à côté de la mode.

Un bon sourcing géographique permet d’avoir un portefeuille de pays qui peuvent produire en fonction des rythmes d’achat.


Quelle est la position de la France par rapport aux autres pays ?


La France, comme l’Allemagne d’ailleurs, est très en avance à cause du poids de la grande distribution, de la VPC, des chaînes spécialisées et intégrées. Pour faire son sourcing à l’étranger, il faut du volume qui permet d’amortir les frais de logistique.


2) Les fournisseurs étrangers ont la cote


L’approvisionnement dans les "low-cost countries" (LCC) a du succès, d’autant qu’ils allient bas prix et qualité. En France, la chasse aux fournisseurs proposant des prix réduits est ouverte, majoritairement en Asie et en Europe de l'Est. Elle n'est plus réservée à la grande distribution et aux vépécistes, mais se propage aux petites structures.


Une nouvelle répartition


Géographiquement, même si le "made in China" reste gagnant dans la course au "pays à bas coût", il n’est pas seul en lice. Dans le secteur du textile, le retour des quotas l’été dernier a incité les professionnels à diversifier leurs achats. Dans le textile, les acheteurs sourcent ainsi au Vietnam, au Sri Lanka et en Inde. Ce dernier pays a fait d’importants progrès en matière de logistique et reste compétitif face à la Chine.


Un savoir-faire qui évolue


Par ailleurs, la mise en place d'un sourcing avec des pays à bas coûts entraîne un accroissement notable des distances et des délais d'acheminement. À la clé : des risques potentiels sur la fiabilité et la réactivité des approvisionnements. C'est pourquoi les pays méditerranéens ou d'Europe de l’Est, moins éloignés de la France, ont leur carte à jouer. Au 1er semestre 2005, les importations françaises de produits turcs ont ainsi enregistré une croissance de 9,8 % par rapport à la même période de 2004 (Ubifrance). Enfin, le savoir-faire des pays à bas coûts évolue, comme en témoigne le nombre de plus en plus élevé de certificats de qualité délivrés à l'Est. En Hongrie, la fabrication de gros électroménager a remplacé le textile. Le pays a pour ambition de devenir la plaque tournante logistique de la nouvelle Europe pour desservir des voisins comme la Roumanie ou l’Ukraine qui découvrent les joies de la consommation. L'heure n'est plus aux volumes produits à bon marché, mais aux prestations à valeur ajoutée !


3) Distributeurs-fournisseurs, un nouvel équilibre


Face au sourcing, PME et grande distribution, deviennent enfin partenaires.


Entre les multinationales de la grande consommation et les produits issus de pays à bas coût, les PME françaises ont parfois le sentiment d’être prises entre le marteau et l'enclume. L'exportation, poussée par des programmes gouvernementaux, devient une solution majeure. Mais ce n’est pas la seule. En France, environ 70 % des produits vendus par les grandes surfaces sont livrés par des PME. Et une enquête de la société de conseil Unilog Management révèle que les relations entre les PME et les distributeurs s’améliorent puisque sur 305 PME interrogées en décembre 2004, 83 % se déclarent satisfaites de leur relation avec la distribution, qualifiée de vrai partenariat.


Entreprises et entrepreneurs


La seconde solution reste donc de trouver une entente avec les distributeurs. "Il y a un intérêt bien compris, explique Éric Renard, porte-parole de la Fédération des entreprises et entrepreneurs de France (FEEF). Si les PME situées autour d’un centre commercial ferment, le centre commercial finira par fermer." En effet, d'après une enquête IFOP, en 2004, 87 % des consommateurs étaient satisfaits de trouver des produits de PME dans les linéaires.

Encore faut-il que cette entente soit équilibrée. "La première condition pour entrer dans la grande distribution est de séduire le consommateur, souligne Éric Renard. Mais il faut aussi être dans un secteur où la notion de prix n’est pas omniprésente. Les PME françaises n’ont aucune chance avec le textile, sauf pour les produits de luxe. Quant à l'agroalimentaire, la parfumerie, les cosmétiques, etc., il est possible de mettre en avant des produits fabriqués localement."


Popularité des produits des PME


La FEEF a donc passé des accords avec plusieurs distributeurs et accompagne les PME auprès des centrales d'achat. Elle organise ainsi une Semaine des PME. "Le chiffre d’affaires des PME progresse cette semaine-là, ce qui tend à prouver que le consommateur est bien demandeur de produits locaux", conclut Éric Renard. Cette tendance devrait effectivement se confirmer : d’après l’enquête IFOP, 95 % des consommateurs voudraient trouver encore plus de produits de PME en grande surface.


4) Vers un retour aux sources de la production


Le sourcing permet d'économiser, mais aussi de dénicher de nouvelles tendances.

Le sourcing ne se limite pas à la recherche de produits à moindre coûts. Faire ses achats à l'étranger, c'est aussi savoir s’inspirer et profiter de la créativité d'autres cultures.


Quelles opportunités offre le sourcing ?


Non seulement il existe à l'étranger une nouvelle manière de manufacturer, mais en plus les produits présentés sont souvent annonciateurs de nouvelles tendances. Aujourd'hui, l'exotisme est entré sur le marché domestique : mobilier ethnique, décoration maghrébine, toiles en provenance d'Asie ou du Moyen Orient... À Paris, de nombreuses boutiques avant-gardistes, dans le quartier du Marais par exemple, s'approvisionnent auprès d'artisans méditerranéens, sud-américains ou asiatiques. Certes, les coûts de main d'œuvre sont plus bas, mais surtout, ces distributeurs retrouvent dans ces zones géographiques, une production originale et non standardisée, voire unique.


Quelles sont les nouvelles tendances du sourcing ?


Géographiquement, l'Asie et l'Inde ont encore des ressources à exploiter en termes de produits et de création. Il existe dans ces pays des designers, des concepteurs... une génération de créateurs qui puise son inspiration dans sa culture et dans son pays. Cet enrichissement, on ne le retrouve plus dans nos productions industrielles.

À noter aussi, la prise en compte de plus en plus fréquente de l'éthique, de la citoyenneté et du développement durable comme critères de choix de la part des distributeurs.

lundi 18 février 2008

La contrefaçon en Chine : Les pratiques communes et les moyens d'y remédier.

La chine est réputée un pays où la contrefaçon est notoire, et si l'on en croit les officiels et chefs d'entreprise, le problème empire d'année en année. Non seulement la qualité des produits contrefaits s'améliore, mais on les retrouve sur de plus en plus de marchés étrangers.

En fait, la contrefaçon est généralisée et bien loin d'être une préoccupation des seuls gouvernements chinois. La vérité est que bien peu d'entreprises étrangères font ce qu'il faut pour protéger leurs droits de propriété intellectuelle, laissant la place libre pour les contrefacteurs.

De plus, ce sont souvent les étrangers (les occidentaux) qui fournissent les équipements servant à la fabrication des produits contrefaits et qui les achètent.

Il est pourtant possible de protéger ses produits de la contrefaçon, en comprenant comment est organisée la contrefaçon et en agissant notamment en amont, et en Chine même.

Comment la contrefaçon opère

Les contrefacteurs utilisent des méthodes étonnament sophistiquées pour éviter d'être détectés par les titulaires de droits et les systèmes de police. Ils sont organisés de façon à ce que, même en cas de découverte, les pénalités qu'ils encourent soient réduites au minimum.

Pratiques Corporatives

Les contrefacteurs utilisent la plupart du temps des sociétés de façade ou des hommes de paille pour enregistrer les sociétés qui produiront les produits de contrefaçon. De plus, l'entreprise de production n'inscrit pas dans ses registres de vente des libellés clairs, mais utilisent des n°s de références et des mots codés, ceci complique grandement la tâche du titulaire des droits lorsqu'il doit prouver face à une cour que les produits concernés sont bien les siens.

Process de production

Les contrefacteurs travaillent à flux tendu, et seulement quand ils ont des commandes. Ils ont rarement des produits en stock, ou alors dans des locaux différents du lieu de production, et sous le nom de personnes ou sociétés différentes, ce qui rend le lien avec eux presque impossible à faire.
La plupart du temps, chaque partie du produit est fabriquée séparément par un sous traitant différent, et assemblés en un autre lieu.

Ventes et distribution

Pour éviter d'être repérés, les contrefacteurs n'envoient pas d'échantillons aux prospects et n'accepteront aucun marché si les volumes ne sont pas conséquents. Ceci rend difficile et coûteux d'apporter alors la preuve de la contrefaçon, en l'absence d'échantillons du produit contrefait. Même au niveau de la vente, tout un échafaudage de sociétés écrans est mis en place pour qu'il soit très difficile de remonter au cerveau de la contrefaçon. Les produits seront expédiés directement du sous traitant au transporteur. Le paiement des produits est au bénéfice de sociétés qui n'ont rien à voir ni avec l'unité de production, ni avec les agences commerciales. Et ainsi de suite.

Et pour finir, les contrefacteurs les plus sophistiqués achètent souvent des produits authentiques sur le marché gris qu'ils mélangent aux produits contrefaits. En cas d'accusation et de procès, ils seront habilités à plaider leur innocence, arguant qu'ils ont été pris, de bonne foi, dans un trafic de contrefaçon qu'ils ignoraient, et qu'eux-mêmes ont été dupés, ayant vérifié les produits qui sont apparus comme étant authentiques.


Que peuvent faire les titulaires de droits ?

Votre 1ère action doit consister à enregistrer en Chine même les droits que vous voulez protéger. Les droits non enregistrés en Chine ne peuvent pas être défendus légalement.
Ensuite, efforcez vous de comprendre comment le système juridique chinois est organisé. Même s'il n'est pas parfait, il marche et les entreprises qui respectent ses règles peuvent engager des actions dans le pays pour protéger leurs droits Si vous voulez réussir à protéger vos droits, vous devrez mettre en place une véritable stratégie de lutte anti contrefaçon.
Et ceci commence dès le design.

Le design du Produit

Rendez votre produit difficile à copier. Bien sûr, ceci peut augmenter le prix de production, mais ce surcoût est à rapporter aux montants qui seront détournés par la contrefaçon, si elle est facile à mettre en œuvre. Certaines sociétés n'hésitent pas à graver leur nom de marque sur chaque pièce clé du produit et de l'emballage. Ainsi, ce sont les fournisseurs de pièces détachées qui peuvent être mis en cause en cas de contrefaçon.

Procédez à un réel management de votre nom de marque.

Prenez en compte les délais très longs du système chinois d'enregistrement de marques pour déposer votre marque bien avant de l'utiliser.
Enregistrez directement des versions chinoises de vos noms de marque, pour éviter les infractions qui seraient causées par des traductions chinoises.

Enquêtes et actions

N'hésitez pas à investir en personnel d'investigation expérimenté, formé à la lutte anti contrefaçon.

Ainsi, ce qui est important, c'est d'identifier les vrais acteurs, ceux qui tirent les ficelles derrière les sociétés de façade. Par exemple, il ne faut généralement pas se précipiter pour faire saisir la marchandise lorsqu'on est informé qu'une cargaison est prête à être expédiée. Vous serez bien plus efficace si vous utilisez les personnes impliquées dans cet envoi pour remonter aux fournisseurs, aux sous-traitants, aux clients et si vous comprenez par quel circuit les produits sont distribués en Chine et exportés. C'est cela le véritable objectif à ne pas perdre de vue.
C'est en menant une véritable enquête, en entrant les renseignements obtenus dans une base de données, en coordonnant les informations du même genre venant d'autres pays qu'on arrive à faire les liens et à remonter au cerveau derrière cette activité.

Vous pouvez gagner votre procès

Beaucoup d'entreprises occidentales fuient devant les perspectives d'actions en justice en Chine parce que le système leur semble trop difficile à utiliser. Ces difficultés sont réelles, mais avec un dossier bien monté, il est possible de gagner et de décourager les contrefacteurs, compte tenu des amendes qui sont infligées.

Soyez cohérent !

Tous les hommes de loi chinois peuvent vous raconter des histoires vécues de rendez vous avec des clients occidentaux venus discuter de problème de droits de propriété intellectuelle, se montrer bouleversés par les infractions constatées. Ce n'est pas sans une certaine ironie qu'ils voient ces mêmes clients demander ensuite leur chemin pour le Silk Street Market à Pékin ou pour le Xiang Yang market à Shanghai, les deux adresses étant réputées pour l'importante offre de produits de contrefaçon à vendre.
Aucune entreprise sérieusement engagée dans la lutte anti contrefaçon ne devrait se permettre d'acheter des produits contrefaits, même pour un usage privé.

mardi 5 février 2008

Travailler avec des fournisseurs chinois : cinq idées reçues

Les fabricants vont accueillir à bras ouverts ma commande de 1 000 pièces
FAUX. En Chine, aujourd'hui, vous devez « vendre » votre achat. En dessous de 10 000 dollars US par commande, vous n'intéressez aucune usine solide...

Acheter en Chine, c'est « pas cher »
Vrai et FAUX
. La Chine offre bien sûr un bon rapport qualité-prix. Mais les coûts montent. A Pékin, une assistante bilingue français coûte 800 euros, contre environ 200 euros en province. Bien sûr, vous trouverez toujours quelqu'un qui réalisera votre commande pour moins cher. Mais ne descendez pas trop bas : la qualité en pâtira.

La Chine, c'est pour sourcer des chaussures, des jouets, du textile
FAUX
. Plus seulement. La nature des achats se diversifie vers des produits à plus haute valeur ajoutée. Dans l'électronique grand public, les fabricants chinois, forts de l'immensité de leur marché domestique, commencent à imposer leurs standards technologiques au reste du monde.

Les fabricants chinois sont producteurs, pas designers ni marketeurs
VRAI...
Mais pour combien de temps? La Chine apprend très vite... Lors du salon des nouveautés technologiques à Shenzhen en octobre 2006, nombre de bureaux R&D des usines chinoises exposaient leurs travaux dans l'énergie solaire, le bio et les produits biodégradables.

Mes prestataires vont piller ma technologie
VRAI
. Ou il y a de fortes chances. Pour limiter les dégâts, ne fabriquez que le matériel à faible valeur ajoutée…

vendredi 1 février 2008

La difficulté d'organiser un salon sourcing en Europe ouvert aux sociétés asiatiques

En phase d’industrialisation massive, la Chine est aujourd’hui l’usine du monde pour bon nombre de produits manufacturés. Sa main d’oeuvre est, pour l'instant encore, une des moins chère au monde : elle est disciplinée, économe, travailleuse et industrieuse, ce qui fait de la Chine un concurrent redoutable pour tous ou dans le meilleure des cas: un partenaire commercial fiable.

Inutile de préciser que pour la plupart des industriels occidentaux, l'avenir se dessine à l'Est vers l'empire du milieu. Dans l'objet publicitaire particulièrement, les importateurs se sont depuis longtemps lancés à l'assaut de la Chine.

Pourtant, les grands salons européens comme le PSI ou Maison et Objet n'acceptent pas les exposants asiatiques. Ils ne peuvent pas l'accepter car les gros importateurs européens, qui sont les principaux exposants du salon, refusent de voir leurs propres fournisseurs chinois exposer à côté de leur stand! Ce qui est logique en soit, du point de vue de l'importateur. Mais le distributeur aujourd'hui serait plus qu'intéressé de pouvoir rencontrer ces fournisseurs asiatiques sur un salon européen.

C'est exactement la raison pour laquelle plusieurs tentatives de salons ouverts aux asiatiques ont été créés. Fascination à Offenbach en Allemagne en 2004, Orient Expo en France en 2005 au Cnit Paris la Défense, Asia Styles à Nuremberg en 2006, Pro-dimex, une initiative qui devait concurrencer le PSI. Malheureusement, une donnée supplémentaire vient compliquer les échanges européano-asiatiques : la difficulté des exposants indiens, pakistanais et chinois à obtenir un visa.

Aussi, faute de pouvoir rencontrer en personne les fabricants en Europe, la déferlante asiatique viendra certainement de l'internet avec des sites comme Alibaba ou AsieSourcing.com

lundi 12 février 2007

Le sourcing en Chine : c’est devenu accessible à tous

Le sourcing est employé dans le monde des affaires pour qualifier l'acte qui vise à réduire le coût général des achats, en automatisant les processus concernés.
Chez Asie Sourcing, les demandes de devis croissent de façon constante depuis le lancement du site. Yen Tchéou, responsable du site explique pourquoi.

« Avec l’internet, les distances sont raccourcies, les schémas historiques ne tiennent plus. Avant, le marché français était dominé par les importateurs qui contrôlaient tout le processus d’achat. C’est encore le cas actuellement sur les salons tels que Maison et Objet ou Tradexpo» constate-t-elle. «La liste d’attente des fabricants chinois ou hongkongais ne cesse de s’allonger : plus de 150 entreprises chinoises souhaitent exposer sur le salon Maison et Objet. Néanmoins la réponse des organisateurs est toujours la même : une fin de non recevoir. La raison en est simple : les organisateurs ne veulent pas se fâcher avec leur clientèle historique, les distributeurs et les importateurs.

C’est pourquoi, afin de répondre à ce besoin récurrent des fabricants qui souhaitent commercer directement avec la France et la demande pressante des acheteurs, de plus en plus nombreux, qui souhaitent rencontrer directement les fabricants, nous avons lancé en 2005 notre salon Orient Expo. Le but était simple : mettre en relation acheteurs et vendeurs sans passer par les intermédiaires. L’Orient Expo était une bonne idée mais elle nous a laissé sans conclusion. Un salon c’est bien, mais ça ne dure que 3 ou 4 jours. Or, les besoins des acheteurs sont continus. C’est fort de ce constat que j’ai décidé de lancer le site www.asiesourcing.com. Notre ambition est de raccourcir les distances et de mettre en relation la plus directe possible acheteurs et vendeurs. Nous aidons les entreprises non seulement à trouver le produit au meilleur prix à qualité égale, mais aussi à sous-traiter leur production ou à faire faire des produits qu’ils auront crée. Preuve que nous avons visé juste, à ce jour, nous avons plus de 30.000 visites par mois. Nous sommes en avance sur nos pronostiques.»

Contact presse : Delling Expo - Tel : 01 41 33 08 08 - Fax : 01 41 33 08 09email : info@asiesourcing.comsite internet : www.asiesourcing.com

jeudi 4 janvier 2007

Calendrier sourcing des salons 2008

Le début d`année est traditionnellement en Europe la période où les acheteurs s`affairent à s`organiser pour préparer leur planning de RDV et de salons. Parce que des salons, il y a en des tas… mais lesquels choisir, quels sont leur dates ? Combien y a-t-il d’exposants sur l’Asia Expo de Londres ? Faut-il aller à la phase 1 ou 2 de la foire de Canton ?
AsieSourcing a sélectionné pour vous les salons les plus intéressants dans les domaines des objets publicitaires, équipement de la maison, accessoires de mode.
Si vous êtes à l’affût des nouveautés, si vous souhaitez prévoir les nouvelles tendances, si vous souhaitez faire fabriquer un produit en recherchant des fabricants en direct, allez sur ce lien : http://www.asiesourcing.com/calendar.html

Le sourcing est un enjeu stratégique

Interrogée sur son domaine d`expertise, Yen Tchéou, directrice de projet du site www.asiesourcing.com constate que le sourcing est devenu un enjeu stratégique pour la compétitivité des entreprises. « Les sites comme alibaba.com sont très utiles pour trouver les fabricants. Le seul souci, c’est après. Il reste encore tellement d’étapes avant la commande finale ! Demander les échantillons, vérifier la fiabilité de l’entreprise, négocier les prix avec les chinois, s’assurer que les produits sont conformes, réadapter le produit en fonction de ses besoins, s’assurer que les délais seront tenus, enquêter sur les droits de douane… il s’en passe des choses avant que les commandes arrivent en France ! Tout ce suivi, c’est ce que nous pouvons assurer pour le compte de nos clients.
Nous pensons globalisation mais nous devons nous adapter localement. L`équipe commerciale essaie d`appréhender au plus près les souhaits des acheteurs et restitue l`information le plus fidèlement possible à l`équipe de sourcing située à Hong Kong. » Cette savante alchimie fait d`Asie Sourcing un succès dans l`accompagnement des entreprises françaises à la conquête de la Chine et dans l’assistance aux acheteurs désireux de s’approvisionner auprès de fabricants asiatiques.
Nous souhaitons aussi démocratiser l’accès à l’information aux français. C’est pourquoi, nous mettons en place un annuaire des fournisseurs en français. Moyennant un abonnement symbolique de 20 euros, l’internaute peut ainsi avoir accès à une base de données très riche de plus de 2000 fournisseurs asiatiques. Notre ambition est de porter très vite ce chiffre à 10000.

Contact presse :
Delling Expo - Tel : 01 41 33 08 08 - Fax : 01 41 33 08 09
site internet : www.asiesourcing.com